L’énergie solaire en France

29 mai 2008 par Sylvain  
Catégorie: Informations écologiques

Selon Enerplan, Association professionnelle de l’énergie solaire, le marché du solaire thermique est en croissance de +15% et le marché du solaire photovoltaïque de + 200% en 2007 par rapport à 2006

Photovoltaïque

Le photovoltaïque français atteindrait 45 MW dont 40% dans les Dom et 60% en métropole pour 2007.

panneaux thermiques

De son côté, le solaire thermique a totalisé 323.000 m2 de capteurs installés soit une puissance de 226 MW.

Au total, en métropole en 2007, on compte :
- Moins de 37.000 chauffe-eau solaires individuels installés, équivalent à 165.000 m2, contre plus de 150.000 m2 en 2006.
- Environ 4.600 systèmes solaires combinés vendus, équivalent à 48.000 m2, contre 51.000 m2 en 2006.
- Environ 40.000 m2 en eau chaude solaire collective contre 22.000 m2 en 2006

Ces chiffres démontrent que l’énergie solaire prend progressivement une place importante en France, et l’évolution de ce marché nous laisse penser que nous allons rapidement rattraper le retard que nous avons dans le domaine.

Le projet de loi sur les OGM : Un danger pour l’agriculture bio

Jean-Louis Borloo l’a qualifié de « ni pro, ni anti-OGM ». C’est ce qui provoque la colère des anti-OGM justement. Ils voient dans le projet sur les organismes génétiquement modifiés, qu’a définitivement adopté, jeudi 22 mai, le Sénat, un danger pour l’agriculture biologique. 183 voix l’ont accepté contre 42 (celles des communistes et des verts).

Le texte reconnait « officiellement le droit de produire et de consommer avec ou sans OGM ». C’est là le point de désaccord le plus important entre les producteurs bio et ceux qui utilisent le chimique.

La proximité d’une culture bio avec un champ qui ne respecte pas cette éthique, réduit évidemment les chances des produits biologiques de respecter les critères de qualité du label. La contamination par les OGM, les pesticides et autres compléments chimiques ne s’arrêteront pas à la frontière d’un champ, mais se disperseront dans l’air et la nappe phréatique.

OGM

Respecter les filières sans OGM

Un amendement du député communiste André Chassaigne réduit quelque peu ces dangers. Suite à son intervention, les organismes génétiquement modifiés ne pourront être cultivés que dans le « respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales sans OGM ». Sans plus de garantie, ni aucune sanction prévue pour le moment.

Précédemment adopté par l’Assemblée nationale à 289 voix contre 221, la loi votée par le Sénat prévoit de « mieux encadrer les cultures OGM » et devrait, pour ce faire, fixer des règles à long terme pour les différentes variantes d’OGM à venir. Une grande instance de contrôle, le Haut conseil des biotechnologies, aura pour responsabilité de régir les « sans » et « avec » OGM.

Dernier point … un paragraphe qui doit fort déplaire à José Bové : le « délit de fauchage ». Il est maintenant passible d’une peine de deux ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

Des moteurs Flex pour accompagner le bioéthanol

22 mai 2008 par Sylvain  
Catégorie: Les véhicules propres

L’ « essence verte » qu’est le bioéthanol est une alternative au pétrole en développement sérieux. Elle promet 40% d’émissions de dioxyde de carbone en moins qu’un véhicule au Super sans plomb classique. Encore faut-il en profiter sans trop se ruiner d’un point de vue équipement automobile.

« Je réserve de bonnes surprises aux Français, et sur les voitures, et sur la fiscalité », disait le ministre de l’environnement, Jean-Louis Borloo, il y a quelques mois. Très bien, mais en attendant le paquet cadeau : on fait quoi ?

Passer de l’essence à l’E85,
simple comme un bouton marche/arrêt

Bioéthanol

A défaut d’acheter une des ces nouvelles voitures dont les moteurs ne rugissent que pour l’éthanol, on peut investir dans le moteur de type « flexfuel ». Passage obligatoire si l’on ne veut pas noyer son moteur standard en dépassant le seuil conseillé des 20% de bioéthanol mélangé à de l’essence. Seuil au-delà duquel la survie d’un moteur normal n’est plus garantit.
Les moteurs Flex, ou pour VCM, Véhicule à Carburant Modulable, eux, ne promettent que des avantages pour l’écosystème. Concrètement, des boîtiers « flex » transforment une voiture à essence déjà en circulation en voiture bi-carburant, via des dispositifs d’injections spécifiques – calculateur ou injecteurs par exemple – à cette utilisation.
Avec ce dispositif, un moteur peut fonctionner indifféremment au Superéthanol E85, proposé sur le marché, ou au Super sans plomb classique. Sans contrainte. Le moteur s’adapte lui-même au mélange qu’on lui injecte.
Mais il y a tout de même un bémol : tous les matériaux du moteur ne supportent pas la forte corrosion de l’éthanol. Durits, réservoirs, joints et autres conducteurs du mélange ont leur susceptibilité à ce sujet. Les véhicules d’avant 1994 seront les plus touchés. Ceux qui ont passé cette date n’auront aucun problème, ils ont en effet des joints et durites compatibles avec l’E85.  Des critères à prendre en compte avant de se précipiter chez un fournisseur.

Les publicités sur Internet n’en manque pas, les slogans accrocheurs non plus : « Simple et rapide, l’installation se fait en quelques minutes », « 90% des voitures compatibles avec des boîtiers allant de 300 à 600 euros ».
Et quand on sait que l’utilisation d’un boîtier Flex, c’est encore plus simple que de démarrer sa voiture… Ce n’est pas un simple bouton marche/arrêt pour confirmer la conduite sous bioéthanol qui devrait arrêter les plus écologiques d’entre vous.
 

Biocarburants : bientôt 7%

18 mai 2008 par Sylvain  
Catégorie: Les véhicules propres

Le rapport qui a été remis au ministre de l’Ecologie par le Comité opérationnel sur les énergies renouvelables, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, confirme la place importante des biocarburants de première génération (à base de saccharose ou d’amidon transformés par fermentation ou distillation) dans une logique de développement des énergies renouvelables. Incorporer un minimum de 7% d’ici à 2010 – en incorporation directe, l’E85 ou l’ETBE – dans l’essence et le gazole est « atteignable avec les biocarburants actuellement produits en France et en Europe dans le respect de conditions de durabilité », peut-on y lire.

Biocarburant

  Le modèle européen de développement n’a pas d’impact sur la pénurie alimentaire :

Ces objectifs sont d’autant plus atteignables qu’ils sont raisonnables (10 % dans l’Union Européenne) et basés sur la diversification des matières premières. Le modèle européen de développement du bioéthanol ne peut pas avoir directement d’impact sur la sécurité alimentaire menacée dans de nombreux pays en voie de développement. La dynamique engendrée sur le plan mondial peut, par contre, entraîner des effets pervers. C’est le cas au Brésil où le rendement économique a poussé le gouvernement Lula au remplacement d’une trop grande partie des champs réservés à l’alimentation par des champs de canne à sucre réservé au biocarburant. Mais en Europe, il n’existe pas de conflit entre la production de cultures à usage alimentaire et celles destinées au développement du bioéthanol.

En France, l’objectif national fixé pour 2010 ne concerne que 3% des surfaces agricoles cultivées en céréales et en betteraves. Soit moins de 270 000 hectares. Et en Europe, la surface qui sera consacrée aux cultures énergétiques atteindra en 2020, les 17,5 millions d’hectares, soit 15% des terres arables de l’UE. 

Sabella: après les éoliennes voici les hydroliennes

Sabella, une hydrolienne de 3 m de hauteur et de 5,5 m de diamètre, a été implantée fin mars dans l’estuaire de l’Odet à 19 m sous le niveau des mers les plus profondes, pour une durée de 4 à 6 mois, afin de tester son fonctionnement et son rendement.

Qu’est ce qu’une hydrolienne : Pour simplifier, on peut dire qu’une hydrolienne est une éolienne sous marine qui transforme une partie des courants marins en énergie mécanique grâce à une hélice, qui en entraînant une génératrice, produit de l’électricité.


L'énergie hydrolienne
envoyé par Ptite_Mule

En espérant qu’elle apportera une alternative supplémentaire aux énergies que nous connaissons, et qu’elle n’aura surtout aucun effet secondaire sur le monde marin.

Plus d’informations sur : http://www.hydrohelix.fr/

Festival Monacology : quand l’écologie fait son cinéma…

11 mai 2008 par Sylvain  
Catégorie: Actualité

Dans le cadre de la journée mondiale de l’environnement du 5 juin 2008, l’association monégasque de conservation de la biodiversité, Act for nature, conjointement avec le Stars’N'Bars, organisent la 4ieme édition de la semaine Monégasque de sensibilisation à l’environnement, Monacology.

Dans le cadre de cette manifestation, et avec le concours de l’équipe de Art Production, accompagnée de la Sere, constituée de professionnels des mondes de l’audiovisuel, de l’éducation et de l’évènementiel, sera organisé pour la première fois, le Festival International du Court Métrage de Monaco sur l’Ecologie, l’Environnement et le Développement Durable du  2 au 8 juin 2008.

Ce festival a pour objectif principal de sensibiliser les jeunes aux enjeux du développement durable, mais aussi « de stimuler la créativité, la libre expression, l’émergence d’idées, tout en favorisant l’information et en permettant un dialogue entre les acteurs du développement durable, les nouvelles technologies et leurs jeunes utilisateurs ». Le festival Monacology présente une programmation très sélective et riche en nouveautés, proposant tous les genres, les supports audiovisuels et les thématiques liées à l’écologie.

Le Festival comporte 3 volets :

FILMS INSTITUTIONNELS – Programmation hors compétition de films courts à visée pédagogique
FILMS PROFESSIONNELS – Compétition Internationale de courts-métrages professionnels
FILMS JEUNES TALENTS – Appel à concours Jeunes Talents, utilisant les NTIC - Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

UN FESTIVAL DESTINE AUX JEUNES
ACTEURS POUR NOTRE ENVIRONNEMENT

Le Monacology Festival lance un appel à concours « Ntic-Jeunes Talents ». Ce concours propose aux jeunes, via un support qui leur est familier (téléphone portable, appareil photo/vidéo numérique, web cam,…), de s’exprimer sur les enjeux du développement durable, tout en les sensibilisant à une utilisation responsable des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

APPEL A PROJETS NTIC - JEUNES TALENTS
REALISER SON ECOFILM

3 catégories d’âge :
Enfants / Primaires  : 7 – 10 ans
Juniors / Collégiens : 11 – 15 ans
Lycéens – Etudiants : 16 – 23 ans

Tous les genres sont acceptés :
Fiction - animation - documentaire/reportage - clip - etc…
Durée requise : Quelques secondes à 5 minutes maximum
Les projets peuvent être présentés seuls ou en groupe.

Vous trouverez tous les détails du festival, le réglement et les formulaires d’inscription : http://www.monacology.org/

L’autoroute A65 Pau-Langon et le grenelle de l’environnement

8 mai 2008 par Sylvain  
Catégorie: Actualité

Nous avions abordé, il y a un mois environ, le sujet de la construction de l’autoroute A65 Pau-Langon dans la région Aquitaine, qui est un projet néfaste pour l’environnement. Nous étions dans l’attente d’une prise de position de notre ministre de l’écologie, et il semblerait que M Jean-Louis Borlo, en gelant ce projet, ait pris une décision qui va réellement dans le sens du grenelle de l’environnement.

Reportage du 17 avril 2008

Green IT : le high-tech surfe sur une nouvelle vague

L’écologie fait son nid dans tous les domaines d’activité, même là où on l’attend le moins.

L’environnement occupe désormais une place de premier plan dans la logique des entreprises du secteur high-tech. La vague se nomme le « Green IT » et fait des émules. Mais une question subsiste : ce nouveau concept répond t-il à une véritable conscience écologique ou s’agit-il uniquement d’un argument de vente?

La réponse est double. Si certains précurseurs – comme Canon, Dell et Nokia – se sont déjà investis en matière de protection de l’environnement en consommant plus écologique, la grande majorité des cas prouve que l’un a besoin de l’autre pour avancer. Ne pas respecter les normes écologiques, instituées au niveau national ou européen, coûte d’abord très cher aux entreprises. Mais un mauvais comportement sur le plan environnemental est aussi une très mauvaise publicité au regard d’une clientèle avertie des problèmes écologiques que traversent la planète.

L’hebdomadaire L’usine nouvelle publiait, sur son édition Internet datée du 12 mars 2008, les conclusions d’une étude sur les comportements écologiques de 480 entreprises européennes dans le secteur de la finance, des administrations et des télécommunications. Les résultats sont plutôt optimistes : 59% des entreprises interrogées se disent concernées par la vague « Green IT ». Même si 70% des entreprises françaises avouent que le surcoût initial du matériel « vert » et des investissements liés restent un handicap majeur pour s’investir totalement dans cette voie. Aussi, elles seraient de plus en plus nombreuses à mesurer systématiquement leur empreinte carbone. Un premier pas vers l’ «agir écolo» qui est complété par des chantiers dans les services informatiques de ces sociétés. Les projets sont d’ailleurs très concrets : s’attaquer à la réduction des déchets, à l’optimisation du recyclage et aux économies d’énergie. Vaste programme quand on sait que les entreprises de l’high-tech sont de grands consommateurs d’énergie.

Pour un entretien domestique plus écologique

On n’arrête plus de le répéter : les produits d’entretien classiques sont nocifs pour l’environnement. Et les tares sont nombreuses : ils comportent des substances chimiques avérées, sont difficilement dégradables dans la nature et peuvent être toxiques pour les animaux, les plantes et même l’homme. Qu’il s’agisse de produits de nettoyage domestique ou de peinture, vernis et autres colles, il est de bon usage de les utiliser avec discernement, mais surtout de les collecter à part plutôt que de s’en débarrasser dans l’égout ou les toilettes. Des gestes que l’on peut, bien entendu, accompagner d’une nouvelle façon de consommer.

Attention aux slogans des supermarchés vantant des produits “supra-écologiques”. Si certains le sont, ce n’est pas ce qu’on peut lire au dos de toutes les étiquettes. Pour être, à coup sûr, respectueux de l’environnement rien ne vaut des alternatives plus naturelles.

Quelques exemples :

Les produits de vaiselle : Préférez les liquides vaisselles à base de tensioactifs (agents de surface qui éliminent la saleté) végétaux, moins nocifs pour l’environnement. Mais un savon naturel liquide, type savon de Marseille ou savon noir, fera aussi bien l’affaire. A moins de choisir la troisième alternative, celle du liquide vaiselle avec un écolabel.

Les détergeants pour lave-vaisselle : Une vaisselle respectueuse de l’environnement ne doit pas être malmenée par un autre détergent que celui qui est concentré, sans phosphate, sans polycarboxylate, sans phosphonate, sans blanchissant chloré.

Les nettoyants salle d’eau : Les remèdes de Grand-mère sont ceux qui marchent le mieux. Le savon noir (ou savon gras), l’huile de lin ou le vinaigre blanc suffisent pratiquement à résoudre tout les problèmes. Chauffé, le vinaigre blanc est plus efficace, surtout contre le calcaire. Adjoignez-leur, à la rigueur, un produit multi-usages réellement vert, labellisé, et le tour est joué.

Les produits lave-vitre : Pour remplacer les classiques souvent riche en ammoniac et alcool, on peut laver ses vitres avec de l’eau vinaigrée. Le tout est de passer, après coup, soit une lavette microfibre, soit un morceau de papier journal roulé en boule humidifié.

En somme, quelques réflexes simples sont à suivre : acheter davantage de produits avec un écolabel officiel (NF-Environnement ou Ecolabel Européen), privilégier les éco-recharges ou les produits concentrés. Voilà des gestes qui vont nous permettre d’être les acteurs responsables de notre consommation.