En France : le bio ne connait pas la crise
7 avril 2010 par Sylvain
Catégorie: Alimentation Bio, Informations produits écologiques
En 2009, 3 600 exploitants français se sont convertis à l’agriculture biologique, notamment convaincus par l’engouement croissant des consommateurs français pour les produits bio.
En effet, les ventes des produits bios connaissent une croissance à deux chiffres - entre 12 et 14% - depuis 2008, une tendance qui semble vouloir se confirmer pour 2010. Cela s’explique en partie par l’image positive que dégage l’agriculture 100% naturelle, qui pousse les ménages à maintenir leurs dépenses dans ce domaine.
Ainsi, alors qu’en 2008, seulement 222 entreprises françaises étaient certifiées bio pour un ou plusieurs de leurs produits, elles sont aujourd’hui plus de 300. De même pour les agriculteurs, qui sont désormais 16 400 à avoir choisi le bio, y voyant peut être un moyen de sortir de la crise et de se reconvertir de façon durable et pérenne.
Néanmoins, en 2010, malgré cette forte progression, seulement 2.5% des terres agricoles sont consacrées à la culture bio, et le marché des produits bio pourraient encore s’accroitre d’avantage si les prix relativement élevés des produits ne freinaient pas leur démocratisation.
Claire
Les chiffres de l’agriculture bio 2008
6 décembre 2009 par Sylvain
Catégorie: Alimentation Bio, Informations produits écologiques
Les Français sont majoritairement convaincus que les produits bio respectent l’environnement et leur santé.
Bien qu’elle ne représente que 1.7 % de l’agriculture française, l’agriculture Bio affiche une croissance à 2 chiffres : +25%.
De plus en plus distribuée en grande surface, l’industrie agro alimentaire bio tente de répondre à une demande croissante.
Malheureusement, notre agriculture bio nationale ne parvient pas à répondre à la demande, et nous importions l’an dernier, 30% de notre consommation.
Statistiques de l’agriculture Bio en france* :
- Croissance du marché de l’agriculture bio : +25% (2008/2007)
- CA estimé à 2.5 millions d’euros
- 42 % des produits bio sont écoulés en grande surface (+39% en un an)
- 49 % des cantines ont intégrées au moins un produit bio
- 44 % des Français ont consommés au moins un produit bio une fois par mois.
Source* : Chiffre 2008 Agence bio et le monde.frAvec seulement 1.7% de ses surfaces agricoles dédiées à la Bio, La France est tout de même très en retard par rapport à ses voisins Européens, et devra s’adapter rapidement à cette nouvelle demande du consommateur, afin de diminuer les importations et d’atteindre les objectifs de développement fixés lors du grenelle de l’environnement, 6% en 2012 puis 20% en 2020. à suivre…
Producteur biologique : vive le marché
1 décembre 2008 par Virginie
Catégorie: Alimentation Bio, Informations produits écologiques
Chaque dimanche, sur les quais bordelais au niveau de l’arrêt de tramway CAPC, Patrice Pouget étale son stand de fruits et légumes certifiés biologiques. L’homme est un habitué des produits écologiques et ses clients lui rendent bien. Les associés de l’exploitation Biochemins n’ont pas une minute à eux. Les acheteurs défilent, questionnent et passent commande :
Interview : Le choix de la bio*
Depuis le scandale de la vache folle, le métier des agriculteurs « bio » est revalorisé. « Maintenant quand on parle, on nous écoute sagement. Alors qu’avant, l’opinion publique nous riait au nez », précise Patrice Pouget. Parmi ses clients, il retrouve les mêmes comportements : ceux qui ont toujours été militants et ceux qui ont fini par lui donner raison :
Interview : Les clients et la bio*
La demande est aujourd’hui plus importante qu’à ses débuts dans les années 80. Pour autant, Patrice est amer. Il n’arrive pas à répondre à la demande. Quant à ses collègues, ils ont souvent du mal à se développer. La faute à qui ?
Militant de la première heure, Patrice sait aussi faire preuve de rancœur. Il a volontairement choisi, avec ses associés, de ne pas approvisionner la voie industrielle. Quand on lui pose la question du pourquoi, il répond que les raisons sont multiples entre indépendance économique et politique. Et n’oublie pas de rajouter qu’en agissant ainsi, il contribue aussi à « parasiter les circuits longs de distribution alimentaire au profit des circuits courts ».
* Cliquez sur le lien pour écouter l’interview.
La consommation bio en France
28 juin 2008 par Sylvain
Catégorie: Alimentation Bio, Informations écologiques
L’agence bio réalise chaque année depuis 2003, en collaboration avec le CSA, un baromètre qui a comme objectif d’analyser la consommation des produits biologiques en France.
Le baromètre 2007* révèle des tendances très positives pour le développement de la bio en France.
Voici quelques chiffres qui parlent d’eux-mêmes :
- 77% des Français estiment que la bio est une voie d’avenir face aux problèmes environnementaux
- 84% des Français souhaitent que la Bio se développe
- 2 Français sur 3 déclarent privilégier l’achat de produits respectueux de l’environnement et/ou des principes de développement durable.
- 42% des Français consomment au moins un produit bio une fois par mois
- Les Français veulent aussi des produits bio en restauration hors domicile
En effet, chez les adultes, 43% des Français sont intéressés par des repas avec des produits biologiques au restaurant.
- 78% de parents souhaitent la Bio dans les restaurants scolaires
Les Français connaissent bien l’agriculture biologique :
En effet, le Baromètre 2007 montre que
- 85% des Français disent savoir que « l’agriculture biologique interdit l’utilisation des OGM »
- 81% que « les produits biologiques transformés ne contiennent ni colorant ni arôme artificiel de synthèse », (78% en 2006)
- 79% des Français sont d’accord pour dire que « l’agriculture biologique a des exigences spécifiques pour le bien-être animal et l’alimentation des animaux », (78% en 2006)
- 79% que « l’agriculture biologique suit un cahier des charges public précis », (72% en 2006)
- 77% que « l’agriculture biologique est soumise à des contrôles annuels spécifiques ». (75% en 2006)
- Les consommateurs et acheteurs de produits bio sont en moyenne plus de 9 sur 10 à connaître chacun de ces principes.
- Près d’1 Français sur 2 s’estime très bien ou plutôt bien informé sur la bio
- 4 Français sur 5 connaissent le logo AB
* Source Agence Bio : Echantillon de 1023 personnes représentatif de la population française (en terme de sexe, âge -15 ans et plus , catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération).
Retrouvez l’intégralité des résultats sur le site de l’agence bio
Le projet de loi sur les OGM : Un danger pour l’agriculture bio
25 mai 2008 par Sylvain
Catégorie: Actualité, Alimentation Bio, Informations produits écologiques
Jean-Louis Borloo l’a qualifié de « ni pro, ni anti-OGM ». C’est ce qui provoque la colère des anti-OGM justement. Ils voient dans le projet sur les organismes génétiquement modifiés, qu’a définitivement adopté, jeudi 22 mai, le Sénat, un danger pour l’agriculture biologique. 183 voix l’ont accepté contre 42 (celles des communistes et des verts).
Le texte reconnait « officiellement le droit de produire et de consommer avec ou sans OGM ». C’est là le point de désaccord le plus important entre les producteurs bio et ceux qui utilisent le chimique.
La proximité d’une culture bio avec un champ qui ne respecte pas cette éthique, réduit évidemment les chances des produits biologiques de respecter les critères de qualité du label. La contamination par les OGM, les pesticides et autres compléments chimiques ne s’arrêteront pas à la frontière d’un champ, mais se disperseront dans l’air et la nappe phréatique.
Respecter les filières sans OGM
Un amendement du député communiste André Chassaigne réduit quelque peu ces dangers. Suite à son intervention, les organismes génétiquement modifiés ne pourront être cultivés que dans le « respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales sans OGM ». Sans plus de garantie, ni aucune sanction prévue pour le moment.
Précédemment adopté par l’Assemblée nationale à 289 voix contre 221, la loi votée par le Sénat prévoit de « mieux encadrer les cultures OGM » et devrait, pour ce faire, fixer des règles à long terme pour les différentes variantes d’OGM à venir. Une grande instance de contrôle, le Haut conseil des biotechnologies, aura pour responsabilité de régir les « sans » et « avec » OGM.
Dernier point … un paragraphe qui doit fort déplaire à José Bové : le « délit de fauchage ». Il est maintenant passible d’une peine de deux ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.
Un printemps sans pesticides
21 mars 2008 par Sylvain
Catégorie: Alimentation Bio, Informations produits écologiques
La Semaine sans pesticides se déroulera du 20 au 30 mars 2008 dans toute la France. Cette campagne d’information, lancée en 2006 par l’ACAP (action citoyenne pour une alternative aux pesticides), a pour but de sensibiliser le grand public des dangers de l’utilisation des pesticides, et de démontrer qu’il existe aujourd’hui d’autres solutions de traitement que l’utilisation de produits chimiques.
Du Nord au Sud de la France, mais aussi pour la première fois en Europe, et ça c’est une bonne nouvelle, retrouvez sur le site de la semaine sans pesticides toutes les manifestations régionales organisées dans le cadre de cette campagne.
De nombreux thèmes seront abordés, donc n’hésitez pas à participer aux conférences, aux débats et autres ateliers qui se dérouleront près de chez vous.
OGM : Maïs ou Blé ?
10 février 2008 par Sylvain
Catégorie: Alimentation Bio, Informations produits écologiques
Un décret paru au Journal Officiel le 9/02/08 interdit, au nom du « principe de précaution » les OGM MON 810 (seule variété autorisée en France) dans l’attente d’études complémentaires.
Mais les « pros OGM » souhaitent attaquer au plus vite ce décret devant le conseil d’état. En effet le manque à gagner serait éstimé à plusieurs millions d’euros sur 1 an pour la culture de maïs avec OGM. Voici le prix de notre santé.
Pour éviter de se nourrir avec des produits dont nous ne connaissons pas les effets à long terme sur notre environnement et sur notre santé, restons vigilant et essayons de privilégier la consommation de produits issus de la culture bio et naturelle.



