En France : le bio ne connait pas la crise

En 2009, 3 600 exploitants français se sont convertis à l’agriculture biologique, notamment convaincus par l’engouement croissant des consommateurs français pour les produits bio.
En effet, les ventes des produits bios connaissent une croissance à deux chiffres -  entre 12 et 14% - depuis 2008, une tendance qui semble vouloir se confirmer pour 2010. Cela s’explique en partie par l’image positive que dégage l’agriculture 100% naturelle, qui pousse les ménages à maintenir leurs dépenses dans ce domaine.
Ainsi, alors qu’en 2008, seulement 222 entreprises françaises étaient certifiées bio pour un ou plusieurs de leurs produits, elles sont aujourd’hui plus de 300. De même pour les agriculteurs, qui sont désormais 16 400 à avoir choisi le bio, y voyant peut être un moyen de sortir de la crise et de se reconvertir de façon durable et pérenne.

Néanmoins, en 2010, malgré cette forte progression, seulement 2.5% des terres agricoles sont consacrées à la culture bio, et le marché des produits bio pourraient encore s’accroitre d’avantage si les prix relativement élevés des produits ne freinaient pas leur démocratisation.
Claire

Les chiffres de l’agriculture bio 2008

6 décembre 2009 par Sylvain  
Catégorie Alimentation Bio, Informations produits écologiques

Les Français sont majoritairement convaincus que les produits bio respectent l’environnement et leur santé.

Bien qu’elle ne représente que 1.7 % de l’agriculture française, l’agriculture Bio affiche une croissance à 2 chiffres : +25%.

De plus en plus distribuée en grande surface, l’industrie agro alimentaire bio tente de répondre à une demande croissante.

Malheureusement, notre agriculture bio nationale ne parvient pas à répondre à la demande, et nous importions l’an dernier, 30% de notre consommation.

Statistiques de l’agriculture Bio en france* :

- Croissance du marché de l’agriculture bio : +25% (2008/2007)

- CA estimé à 2.5 millions d’euros

- 42 % des produits bio sont écoulés en grande surface (+39% en un an)

- 49 % des cantines ont intégrées au moins un produit bio

- 44 % des Français ont consommés au moins un produit bio une fois par mois.

Source* : Chiffre 2008 Agence bio et le monde.fr

Avec seulement 1.7% de ses surfaces agricoles dédiées à la Bio,  La France est tout de même très en retard par rapport à ses voisins Européens, et devra s’adapter rapidement à cette nouvelle demande du consommateur, afin de diminuer les importations et d’atteindre les objectifs de développement fixés lors du grenelle de l’environnement, 6% en 2012 puis 20% en 2020. à suivre…

Producteur biologique : vive le marché

1 décembre 2008 par Virginie  
Catégorie Alimentation Bio, Informations produits écologiques

Chaque dimanche, sur les quais bordelais au niveau de l’arrêt de tramway CAPC, Patrice Pouget étale son stand de fruits et légumes certifiés biologiques. L’homme est un habitué des produits écologiques et ses clients lui rendent bien. Les associés de l’exploitation Biochemins n’ont pas une minute à eux. Les acheteurs défilent, questionnent et passent commande :

Interview : Le choix de la bio*

Depuis le scandale de la vache folle, le métier des agriculteurs « bio » est revalorisé. « Maintenant quand on parle, on nous écoute sagement. Alors qu’avant, l’opinion publique nous riait au nez », précise Patrice Pouget. Parmi ses clients, il retrouve les mêmes comportements : ceux qui ont toujours été militants et ceux qui ont fini par lui donner raison :

Interview : Les clients et la bio*

La demande est aujourd’hui plus importante qu’à ses débuts dans les années 80. Pour autant, Patrice est amer. Il n’arrive pas à répondre à la demande. Quant à ses collègues, ils ont souvent du mal à se développer. La faute à qui ?

Interview : Les difficultés *

Militant de la première heure, Patrice sait aussi faire preuve de rancœur. Il a volontairement choisi, avec ses associés, de ne pas approvisionner la voie industrielle. Quand on lui pose la question du pourquoi, il répond que les raisons sont multiples entre indépendance économique et politique. Et n’oublie pas de rajouter qu’en agissant ainsi, il contribue aussi à « parasiter les circuits longs de distribution alimentaire au profit des circuits courts ».

* Cliquez sur le lien pour écouter l’interview.

Le projet de loi sur les OGM : Un danger pour l’agriculture bio

Jean-Louis Borloo l’a qualifié de « ni pro, ni anti-OGM ». C’est ce qui provoque la colère des anti-OGM justement. Ils voient dans le projet sur les organismes génétiquement modifiés, qu’a définitivement adopté, jeudi 22 mai, le Sénat, un danger pour l’agriculture biologique. 183 voix l’ont accepté contre 42 (celles des communistes et des verts).

Le texte reconnait « officiellement le droit de produire et de consommer avec ou sans OGM ». C’est là le point de désaccord le plus important entre les producteurs bio et ceux qui utilisent le chimique.

La proximité d’une culture bio avec un champ qui ne respecte pas cette éthique, réduit évidemment les chances des produits biologiques de respecter les critères de qualité du label. La contamination par les OGM, les pesticides et autres compléments chimiques ne s’arrêteront pas à la frontière d’un champ, mais se disperseront dans l’air et la nappe phréatique.

OGM

Respecter les filières sans OGM

Un amendement du député communiste André Chassaigne réduit quelque peu ces dangers. Suite à son intervention, les organismes génétiquement modifiés ne pourront être cultivés que dans le « respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales sans OGM ». Sans plus de garantie, ni aucune sanction prévue pour le moment.

Précédemment adopté par l’Assemblée nationale à 289 voix contre 221, la loi votée par le Sénat prévoit de « mieux encadrer les cultures OGM » et devrait, pour ce faire, fixer des règles à long terme pour les différentes variantes d’OGM à venir. Une grande instance de contrôle, le Haut conseil des biotechnologies, aura pour responsabilité de régir les « sans » et « avec » OGM.

Dernier point … un paragraphe qui doit fort déplaire à José Bové : le « délit de fauchage ». Il est maintenant passible d’une peine de deux ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.