Bilan du sommet de Copenhague
21 décembre 2009 par Sylvain
Catégorie Actualité
Tout avait pourtant bien commencé le premier jour du sommet... et surtout l’espoir qu’enfin, les plus grandes puissances s’engagent concrètement dans la lutte contre le réchauffement climatique, en s’accordant sur des objectifs factuels et chiffrés… Utopique ?? La triste réalité confirme que c’est bien la monnaie qui dirige le monde, c’est la monnaie qui dirige la terre…
En effet, ces 12 jours de sommet aboutissent sur un accord non contraignant, qui n’est même pas signé par tous les pays et obtenu par des pseudos-négociations. Un accord sans ambition… et sans contraintes.
Le plus important échec de Copenhague est probablement l’accord obtenu par les Etats-Unis et la Chine lors de discussions parallèles. Certes le texte affirme la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, mais il ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Copenhague a mis en lumière le rôle incontournable des deux pays les plus pollueurs de la planète. Ils dirigent les négociations, sans que les Européens ou les pays en développement aient vraiment leur mot à dire.
Pour les écologistes, c’est un échec lamentable. En France, comme partout ailleurs dans le monde, associations et partis écologistes sont unanimes : cet accord ne va pas assez loin. Certains, comme les Verts français, estiment qu’ils s’agit d’un “lamentable fiasco”. Nicolas Hulot se dit “consterné”. Le réseau international des Amis de la terre se dit “écœuré de l’incapacité des pays riches à s’engager”.
De plus, ces accords minimums ne sont pas officialisés et devraient être concrétisés par des négociations à venir. A suivre donc, mais comment y croire encore ??

