Biocarburants : bientôt 7%
18 mai 2008 par Sylvain
Catégorie Les véhicules propres
Le rapport qui a été remis au ministre de l’Ecologie par le Comité opérationnel sur les énergies renouvelables, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, confirme la place importante des biocarburants de première génération (à base de saccharose ou d’amidon transformés par fermentation ou distillation) dans une logique de développement des énergies renouvelables. Incorporer un minimum de 7% d’ici à 2010 – en incorporation directe, l’E85 ou l’ETBE – dans l’essence et le gazole est « atteignable avec les biocarburants actuellement produits en France et en Europe dans le respect de conditions de durabilité », peut-on y lire.
Le modèle européen de développement n’a pas d’impact sur la pénurie alimentaire :
Ces objectifs sont d’autant plus atteignables qu’ils sont raisonnables (10 % dans l’Union Européenne) et basés sur la diversification des matières premières. Le modèle européen de développement du bioéthanol ne peut pas avoir directement d’impact sur la sécurité alimentaire menacée dans de nombreux pays en voie de développement. La dynamique engendrée sur le plan mondial peut, par contre, entraîner des effets pervers. C’est le cas au Brésil où le rendement économique a poussé le gouvernement Lula au remplacement d’une trop grande partie des champs réservés à l’alimentation par des champs de canne à sucre réservé au biocarburant. Mais en Europe, il n’existe pas de conflit entre la production de cultures à usage alimentaire et celles destinées au développement du bioéthanol.
En France, l’objectif national fixé pour 2010 ne concerne que 3% des surfaces agricoles cultivées en céréales et en betteraves. Soit moins de 270 000 hectares. Et en Europe, la surface qui sera consacrée aux cultures énergétiques atteindra en 2020, les 17,5 millions d’hectares, soit 15% des terres arables de l’UE.


