Ma chère maison polluée
29 juin 2009 par Sylvain
Catégorie Informations produits écologiques
« Ah ! Qu’on est bien à la maison » … Pas si sûr. Le joli nid douillet qui vous sert d’habitat est la plupart du temps … contaminé. C’est ce qu’on appelle la pollution intérieure. Dans l’air de la maison, on peut trouver des polluants de diverses natures. Qu’ils soient chimiques, biologiques ou particulaires. La plupart d’entre eux sont émis par des matériaux de construction comme le bois traité, les panneaux de particules, les contreplaqués, solvants, peintures, produits d’entretien et autres tissus d’ameublement. La liste est longue, mais elle ne s’arrête pas là. Ajoutez à ces polluants les gaz de combustions des chaudières à fuel et les matériaux fibreux comme la laine de verre.
Pour autant, pas de panique. La solution, ce n’est pas le déménagement. Une bonne ventilation, naturelle ou mécanique, peut sacrément arranger les choses. De quoi obtenir un air ambiant de bonne qualité.
Une bombe à retardement
Cela fait peu de temps que le public a pris conscience de la dangerosité des produits chimiques de synthèse pour sa santé. Pourtant les effets de cette pollution sont nombreux. De la simple irritation des muqueuses aux stimulations sensorielle jusqu’au trouble du système respiratoire, nerveux ou gastro-intestinal. Certains de ces polluants sont même classés dans la catégorie des substances cancérigènes. Le formaldéhyde, par exemple, est un polluant qui provoque des maladies respiratoires et des allergies. Il a été classé « cancérogène certain » par l’OMS depuis juin 2004. Pourtant, il se trouve dans presque toutes les maisons.
Une maladie caractérisée a même été diagnostiqué. Il s’agit du SBS, le Sick Building Syndrome : le syndrome des bâtiments malsains. Elle se manifeste par des sensations d’inconfort et des réactions physiologiques ou sensorielles aigües : irritation des muqueuses nasales et oculaires, toux, oppression thoracique, fatigue et maux de tête, etc. Mais les conséquences de l’exposition aux polluants d’intérieur peuvent être encore plus graves. Elle peut conduire à la Sensibilisation Chimique Multiple, le MCS. Preuve ultime : les malades ne ressentent plus aucun symptôme … le jour où ils quittent le logement incriminé.
Petits conseils :
Pour limiter la pollution de l’air intérieur, aérez régulièrement bien sur, mais choisissez vos matériaux de construction et de décoration avec la plus grande attention. Lisez bien les étiquettes, et privilégiez l’achat de matériaux naturels de peintures écologiques, et de produits d’entretien écologiques nettement plus respectueux de votre santé et de votre environnement.

